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Troglodyte de Cobb

Description

Nom scientifique Troglodytes cobbi
Nom anglais Cobb’s Wren
Nom allemand Cobbzaunkönig
Nom espagnol Ratona mallvinera
Nom italien Scricciolo di Cobb
Nom néerlandais Cobb-winterkoning

Troglodyte de Cobb Troglodytes cobbi (Cobb’s Wren) à l’approche avec Eos MARK III + 400 mm avec doubleur. Réalisées en décembre 2010, Carcass Island, Archipel des Malouines, Territoire d’outre-mer du Royaume-Uni.

Classification

OrdrePassériformes
Famille Troglodytidés
Taille13 à 14 cm

Même s’ils ne paient pas de mine, certains animaux n’en sont pas moins remarquables. Prenons l’exemple du troglodyte de Cobb qui ne vit nul par ailleurs que sur quelques iles de l’archipel des Malouines. Il est endémique. Ses territoires se repartissent seulement sur 50 ha, tout au plus ! Par son aire de répartition très faible, il fait évidement partie des oiseaux les plus rares de la planète ! Moins de 15 000 d’ente eux entameraient chaque année un nouvel hiver. Ce caractère original lui vaut donc un statut spécial et une attention toute particulière de la part des autorités anglaises. « Falkland Conservation » a donc soumis un plan d’actions au gouvernement, qui l’a accepté. Instauré en 2008 et s’étalant sur 10 ans, le projet se développe autour de différents axes et de buts à atteindre. Tout d’abord, savoir estimer les populations existantes en renouvelant les cartes de répartition de l’espèce et en effectuant des comptages réguliers, en gros de savoir où on en est. Ensuite, mettre une priorité à la restauration et la préservation de son habitat. Les grosses graminées dans lesquelles ce petit passereau installe son nid, les tussacs, ont en effet été détruits à grande échelle par le passé. Ces deux derniers siècles, pour l’élevage, l’homme a brulé 80% de ce paysage pour récupérer de nouvelles terres exploitables. Il faut donc protéger les populations résiduelles et replanter les plantes natives où le milieu s’y prête. Ce faisant, installer des clôtures contre l’intrusion du bétail. Par ailleurs, on constate aujourd’hui que le troglodyte de Cobb ne supporte pas la prédation des animaux exotiques accidentellement introduits. Un programme d’éradication a donc été instauré. Il faut principalement lutter contre la présence de rats, de chats et de renards. Si les menaces qui pèsent sur les gros noyaux de population se réduisent, il serait même question d’orienter les actions vers de la réintroduction, là où la recolonisation naturelle parait impossible. Enfin, développer l’intérêt de la population locale à la découverte de cette espèce en partageant avec elle les découvertes et les actions mises en œuvre au quotidien. Ceci s’articule donc autour d’actions bénévoles, de sorties Natures où de l’édition de brochures et d’articles à destination du grand public. Comme d’habitude dans ce type de programme, on travaille à des actions bien spécifiques, mais les retombées positives sur le milieu ne tarderont pas à apparaître et nombreux seront ceux qui dans la Nature en profiteront ; y compris les touristes !

Dernière mise à jour le samedi 14 mai 2011

Photographies de l'album

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