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Caracara austral

Description

Nom scientifique Phalcoboenus australis
Nom anglais Striated Caracara
Nom allemand Falklandkarakara
Nom espagnol Caracara Austral
Nom italien Caracara di Forster
Nom néerlandais Falklandcaracara

Caracara austral Phalcoboenus australis (Striated Caracara) à l’approche avec Eos MARK III + 400 mm avec et sans doubleur. Réalisées en décembre 2010, Saunders Island, Archipel des Malouines, Territoire d’outre-mer du Royaume-Uni.

Classification

OrdreFalconiformes
Famille Falconidae
Taille55-60 cm
Envergure 116-128 cm
Poids1000-1200 g

S’il en fascine certains, les autres le considèrent comme une vraie peste. Il faut dire que les actes du caracara austral ne passent pas inaperçus aux yeux des habitants des Malouines. « Johnny Rook » ne laisse personne indifférent Il est sans nul doute l’animal sauvage dont on parle le plus dans l’archipel. Cet oiseau de proie, de la famille des faucons, apparaît de par sa très faible aire de répartition l’un des rapaces les plus rares au monde. Seulement 500 couples furent répertoriés en 2006 sur les iles britanniques et ces chiffres étaient déjà les mêmes en 1998. Certainement moins de 800 couples peuplent donc les terres du 40ème rugissant. Au titre d’une formidable adaptation à ces zones inhospitalières, il a pourtant su développer au fur et à mesure de l’évolution, une forme d’intelligence lui permettant d’occuper la plupart des niches écologiques de l’archipel. Ainsi, en période de reproduction, les couples se créent des territoires de chasse qui correspondent ni plus ni moins aux colonies d’oiseaux marins. Chacun se spécialise alors par rapport à une espèce (qui peut changer d’une année à l’autre) et installera son propre nid à proximité de leur colonie. Certains caracaras ont même poussés le vice jusqu’à changer leurs habitudes en chassant les prions à bec fins, des oiseaux nocturnes. Ils dorment ainsi le jour et chassent la nuit ! Pondant un œuf unique, les adultes nourrissent alors leur jeune jusqu’à leur bannissement total du territoire. Un jour incompréhensible et d’une rare violence pour un oiseau qui n’avait jusque là jamais chassé par lui-même et dépendait entièrement de l’attention de ses parents. Sans aucune once d’agressivité, de connaissance ni de ressource alimentaire disponible, on pourrait croire ces oiseaux perdus. Il n’en est rien. Sur tout le territoire, circule des bandes d’immatures (incapables de se reproduire car ayant moins de 4 ans) et dont le nombre fait la force. Ces pirates sont toujours prêts à recruter de nouveaux membres pour commettre leur larcin. Trop risqué pour eux et même avec leur nombre, de rayonner autour des colonies où des adultes pourraient les blesser mortellement. Ils sillonnent donc le reste de l’archipel à la recherche de tout ce qui se mange. Cadavres, insectes et même champignons ou mue d’éléphants de mer peuvent ainsi constituer leur très maigre repas. Moins de 1 sur 20 atteindra l’âge adulte ! Il va s’en dire que pour ces adolescents en mal de territoire, l’homme et ses activités constituent une aubaine. Un cheptel d’environ 600 000 moutons pâture sur les Malouines. On ne compte plus les attaques de ces rapaces sur les troupeaux, ni les yeux crevés dont ils raffolent ! S’ajoute à cela un véritable harcèlement sur certaines iles. Laisser un sac au sol signifie qu’on leur donne et même d’étendre du linge est risqué car ils sont très curieux et touchent à tout ! Pour ces raisons, l’oiseau a été massacré et a failli disparaître au début du siècle dernier. Il figurait même sur une liste de nuisibles dont la destruction était récompensée par les autorités. Suite à une prise de conscience de sa disparition imminente, le caracara austral fut raisonnablement « sorti » de la liste et protégé au cours des années 1920. Mais pendant 40 ans, ses effectifs continuèrent à diminuer suite à des traques anonymes. Son salut vint uniquement du caractère inhospitalier pour l’homme de certaines iles.

Dernière mise à jour le mercredi 9 mars 2011

Photographies de l'album

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